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Régions 2018

Montréal, Laval et Lanaudière

Montréal, Laval et Lanaudière : tout un trio! Complémentaires, ces régions forment un carrefour gourmand qui joue un rôle de premier plan dans l’alimentation des Québécois.

La plus vaste des trois en met plein la vue… et la bouche. « Goûtez Lanaudière ! », propose d’ailleurs l’association touristique régionale. Avec ses 1 566 entreprises agricoles et 125 entreprises de transformation, la région en impose. Ce chef de file occupe le deuxième rang provincial dans la production de volailles et de dindons à griller, dans la culture de légumes (betteraves, choux, pommes de terre, carottes et asperges) et quant à la superficie consacrée à l’horticulture. Elle innove aussi avec bonheur, comme le montrent ses expériences avec le chanvre et le saule. Lanaudière profite d’un climat favorable et de sols fertiles, mais surtout de sa proximité avec le plus grand bassin démographique du Québec, de plus en plus friand de produits frais achetés dans les kiosques fermiers et les marchés publics.

De son côté, Laval donne à fond dans la production végétale, qui lui procure 98 % de ses revenus agricoles. Grande productrice de fleurs et de légumes, la ville compte plus du tiers de la superficie des serres au Québec. Réunissant 118 entreprises agricoles et 93 établissements de transformation qui soutiennent 15 000 emplois, le secteur bioalimentaire compte pour beaucoup dans l’économie régionale. Signe des temps, l’achat à la ferme et l’agrotourisme gagnent en popularité. Kiosques de fruits et de légumes, fromageries, cabanes à sucre et vergers : les points de vente se multiplient, au grand plaisir des consommateurs.

Enfin, Montréal vit à l’avant-scène du commerce des aliments. La métropole abrite la plus grande concentration d’industries bioalimentaires au Québec. Réputée pour sa gastronomie d’avant-garde, elle se distingue tant par la variété que par le caractère multiculturel de ses produits. Si la zone agricole ne représente que 4 % de son territoire, la ville jouit d’atouts – le port et les services de restauration, entre autres – dont elle sait tirer profit. Sous la demande grandissante des consommateurs pour des produits frais se multiplient les initiatives innovantes. Serres sur les toits, entrepôts fermés et jardins de ville croissent à vue d’œil. En matière d’agriculture urbaine, Montréal fait figure de leader national, voire international.

Laurentides

Des fraises et des framboises, en voulez-vous, en voilà! Avec des pommes et encore des pommes. Puis des légumes bien frais. La région des Laurentides regorge de douceurs du terroir. Mais l’agriculture ne s’y limite pas à la production végétale pour autant : très diversifiée, elle donne aussi dans l’élevage et la production laitière.

Pour prendre la mesure de ce vaste territoire agricole qui s’étend sur plus de 20 500 km2, empruntez les ailes d’un oiseau. Longez la rivière des Outaouais, puis celle des Mille Îles; approchez-vous de Laval et, vers le nord, planez sur une distance de 200 km, bien au-delà de Mont-Laurier. Dans la partie sud, vous contemplerez une plaine fertile, qui jouit d’un climat propice aux récoltes abondantes et de la proximité du marché montréalais. On y trouve de vastes champs affectés aux grandes cultures et de nombreuses serres. Dans la partie nord, vous survolerez des forêts, des montagnes et des vallées où le climat frais plaît aux vaches laitières et aux bovins de boucherie. Vous apercevrez aussi d’autres espèces : moutons, chèvres, bisons, cerfs rouges, sangliers et autruches qui, au fil des ans, se sont invités dans le paysage. Car les productions sont diversifiées.

Dans cette région, le secteur bioalimentaire se distingue par son dynamisme. Ses quelque 1 250 entreprises agricoles et 165 établissements de transformation contribuent fortement au développement économique. Ils soutiennent pas moins de 30 000 emplois!

Les Laurentides vivent à l’heure avancée de l’agrotourisme. Plus d’une centaine d’agricultrices et d’agriculteurs transforment eux-mêmes leurs produits. Ils accueillent personnellement les consommateurs, dont l’engouement pour l’achat de proximité ne cesse de croître.

Au terme de votre périple, posez-vous dans un kiosque fermier. Vous y trouverez l’essence du terroir laurentien concentrée sous des formes toutes plus alléchantes les unes que les autres : fromage, sirop d’érable, gelée de pommes et autres douceurs de ce coin de pays. Si le cœur vous en dit, goûtez une boisson alcoolisée artisanale. La viticulture participe en effet à la renommée de ce pôle agrotouristique des plus actifs. Vous en repartirez avec un beau souvenir, aussi entêtant que le parfum des fraises et des framboises…

Outaouais

De la rivière des Outaouais jusqu’aux portes de l’Abitibi-Témiscamingue, la grande région de l’Outaouais s’étend sur plus de 30 000 km2. Elle est le lieu d’une agriculture distinctive qui, grâce à la rigueur et à l’imagination des artisans de la terre, ne cesse de se diversifier et de se raffiner.

Les activités traditionnelles – production laitière, élevage bovin, culture des céréales et protéagineux – constituent toujours la base de la production régionale. Cependant, le portrait évolue. L’horticulture y est… florissante. Des agriculteurs font dans les petits fruits, les vergers ou les érablières. D’autres élèvent des moutons, des chèvres et des bisons. Ils sont de plus en plus nombreux à détenir une certification biologique.

Principalement implantées dans les vallées, le long des cours d’eau, plus de 900 entreprises participent à la vigueur économique de la région et à l’occupation du territoire. En 2015, elles ont procuré de l’emploi à 2 100 personnes et encaissé des recettes de 100 millions de dollars. Fait à souligner, le bilan environnemental de la région suscite l’envie. L’abondance de plantes fourragères pérennes sur les terres cultivées contribue à réduire l’impact des activités agricoles sur les ressources naturelles et à préserver la qualité de l’eau.

L’avenir s’annonce prometteur. D’une part, un climat favorable et des sols variés se révèlent propices à l’éclosion de nouvelles activités. D’autre part, le marché profite d’un grand bassin de consommateurs dans l’agglomération de Gatineau-Ottawa, qui compte un million de personnes, sans compter les deux millions de résidents de la métropole du Québec, relativement proche. En outre, l’Outaouais peut tabler sur une clientèle jeune, active, multiculturelle, scolarisée, toujours à l’affût de produits frais de qualité. Enfin, la région comporte de nombreuses zones de villégiature ouvertes aux kiosques et aux marchés publics. Ici comme ailleurs, les gens recherchent le contact avec les agricultrices et les agriculteurs.

Lancés sur les circuits gourmands de l’Outaouais, les amoureux du terroir trouvent à combler leur appétit. Du panier de petits fruits à la planche de charcuteries, en passant par le fromage, les confiseries et les boissons, alcoolisées ou non, la région se décline en mille et une saveurs grâce au savoir-faire de ses artisans.